Louis-Auguste Cotton (1799-1871) est sans doute le maire de Bagnols-sur-Cèze le plus connu encore aujourd’hui par les Bagnolais. Ce privilège il le doit au théâtre en plein air qui porte son nom, au milieu du grand jardin public qu’il a créé lors de sa première magistrature, grâce à l’aide financière de son ami le Bagnolais Jean-Baptiste Teste, ministre des Travaux Public de Louis-Philippe.
Ce théâtre semble être le cadre du destin de cette personnalité publique dont la carrière se déroule comme un « drame en 3 actes ». Avant 1848 – De 1848 à 1852 – Après 1852.
Élu maire en 1842, il restera à la tête du conseil municipal jusqu’en 1852, sous réserve d’une interruption de six mois en 1848 (du 9 mars au 28 août), qui voit naître la IIe République, à la suite du soulèvement du peuple parisien en février, provoquant la fuite du Roi Louis-Philippe, qui se réfugie en Angleterre.
Ces soubresauts se répercutent dans toutes les villes de la France. A Bagnols, ils sont retracés presque au jour le jour par Léon Alègre et Félix Rouchette.
Cotton accepte donc de proclamer la République à Bagnols, sur la pression des Républicains locaux, Léonard Carle et Victor Extra qui en 1852 lui succéderont en Mairie.
Toujours est-il que fin août 1848, Cotton retrouve son siège de maire grâce au soutien des Modérés, qui gagnent les élections municipales.
En 1852, Cotton sera appelé par le gouvernement de Napoléon III à diriger la Police à Montpellier puis à Lyon.
Un tel parcours dans une période de recomposition qui n’est pas sans rappeler la nôtre a toutefois marqué de son empreinte le développement de Bagnols-sur-Cèze.
Jean-Paul FARGIER.
Informations
- Quand : jeudi 11 juin 2026 à 18h
- Où : salle Laure-Pailhon, 8 rue Léon- Alègre à Bagnols-sur-Cèze. Entrée libre et gratuite.
